(Paul Ravenel) 17 ans après Nantes, le championnat d’Europe de cécifoot revient dans l’Hexagone. Du 17 au 23 août 2026, Strasbourg accueille les 8 meilleurs nations du Vieux Continent. Fort de leur titre européen à Pescara en 2022, les Bleus visent la passe de deux.
De la Tour Eiffel en 2024 au Parlement européen cette année, le cécifoot sait nous donner des cartes postales. Pendant une semaine, le cécifoot s’installe au coeur de l’Europe pour une compétition majeure. Après leur titre paralympique à Paris en 2024, les Bleus seront de nouveau à domicile pour tenter de remporter un 4e Euro après 2009,2011 et 2022. Pour cela, ils auront fort à faire.
Les 8 équipes nationales présentes sont réparties en 2 poules de 4. D’un côté, la France affrontera l’Angleterre et l’Allemagne, demi-finalistes lors de la dernière édition, et la Grèce. De l’autre côté, la Turquie, l’Espagne, la Roumanie et l’Italie tenteront de terminer dans les deux premiers de leur groupe pour atteindre les demi-finales. Pour la suite de la compétition, deux voix sont possibles: soit celle des demi-finales, soit celle des matchs de classement. Pour les deux premiers de chaque groupe, direction les demi-finales puis finale et petite finale. Pour les deux derniers, des matchs de classement sont joués en parallèle pour déterminer les places 5 à 8.
En quête d’inclusion
Depuis les Jeux Paralympiques de 2024 et la médaille d’or de la France, la popularité du cécifoot ne cesse d’augmenter. Mais au contraire, sa pratique reste assez restreinte. Entre 2024 et 2026, le nombre de licenciés n’est passé que de 350 à 410. Cela peut s’expliquer par les conditions nécessaires à la pratique du sport. Pour la catégorie B1 (celle de cet Euro), les joueurs de champ doivent avoir une acuité visuelle nulle ou très faible et/ou sans perception de lumière, limitant donc la multiplication de licenciés.
Mise à part cela, le cécifoot continue de se développer. 3 nouveaux clubs ont vu le jour en France, dont un à Mulhouse depuis 2024. Si ce championnat d’Europe est un succès, espérons que ce chiffre continue d’augmenter, tout comme le nombre de trophée continentale de l’Equipe de France, si titre il y a.
Crédit photo: Paul Ravenel


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